Votre boussole pour l'inclusion au quotidien
Bienvenue sur notre espace de ressources, le cœur battant de Construire un avenir inclusif. Ici, nous rendons l'inclusion plus accessible et compréhensible pour tous. Explorez nos articles, vidéos, guides et témoignages pensés pour vous accompagner. Que vous cherchiez des outils pratiques ou simplement à mieux comprendre, notre blog est votre allié pour avancer avec confiance. Nous sommes ravis de partager ce chemin avec vous.


MDPH un rôles indispensable
La MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) est un service public présent dans chaque département français. Elle a été créée par la loi du 11 février 2005 pour simplifier les démarches des personnes en situation de handicap.
Son objectif principal :
👉 offrir un guichet unique pour toutes les demandes liées au handicap.
🎯 Son rôle principal : ouvrir des droits
La MDPH permet de faire une demande pour :
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L’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH)
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La Prestation de Compensation du Handicap (PCH)
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La Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH)
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La Carte Mobilité Inclusion (CMI)
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Une orientation scolaire adaptée pour un enfant
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Une orientation vers un établissement spécialisé
En résumé : elle permet d’obtenir une reconnaissance officielle du handicap et d’ouvrir des droits adaptés à la situation.

C'est quoi un PPS
C'est un document qui va permettre de définir quelles sont les aménagements pédagogiques, les aides humaines et matérielles, ainsi que les objectifs scolarisation. Qui seront les mieux adaptées pour un élève en situation de handicap.
Le PPS est élaboré à partir des préconisations de la MDPH : 1 Identifiées les besoins, 2
Constituer un dossier MDPH
La demande de PPS passe obligatoirement par la MDPH.
Il faut remplir :
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Le formulaire MDPH (Cerfa n°15692*01 ou version actualisée)
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Le certificat médical (moins de 6 mois)
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Les bilans médicaux / paramédicaux (orthophoniste, psychologue…)
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Un projet de vie (facultatif mais fortement conseillé)
📌 Le projet de vie permet d’expliquer :
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les difficultés à l’école
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les besoins d’aide
-
les attentes des parents
Découvrez le rôle de l'AESH
Les professionnels qui accompagnent les élèves en situation de handicap ont pour objectif de les aider à réussir leur parcours scolaire. Leur rôle est de soutenir l’élève dans les activités du quotidien à l’école, notamment dans les apprentissages, de faciliter la communication avec les autres et de l’aider à développer son autonomie.
Pour mieux comprendre leurs travail.
Voici la fiche métier sur Indeed.com :
Dans une école ordinaire, l'AESH seconde les élèves en situation de vulnérabilité sur leur temps scolaire et périscolaire. Ceci inclut les cours, la cantine, la garderie et les différentes activités à l'extérieur de l'établissement d'enseignement (école primaire, collège, lycée). Lorsque le handicap des élèves n'est pas compatible avec une scolarisation classique, l'AESH travaille directement dans une antenne spécialisée appelée "unité localisée pour l'inclusion scolaire" (ULIS-école, ULIS-collège, ULIS-lycée).
Comment améliorer la situation des AESH?
AESH : quand ceux qui soutiennent l’inclusion subissent eux-mêmes des traitements hostiles.
Les Accompagnants d’Élèves en Situation de Handicap (AESH) jouent un rôle essentiel dans l’école. Ils accompagnent les élèves en situation de handicap dans les apprentissages, facilitent la communication et favorisent leur autonomie. Leur travail est indispensable pour permettre une véritable inclusion scolaire.
Pourtant, certains AESH peuvent être confrontés à des situations de dévalorisation ou de comportements hostiles dans leur environnement professionnel. Leur rôle est parfois mal compris ou insuffisamment reconnu, ce qui peut se traduire par un manque de considération ou une mise à l’écart dans certaines situations.
Dans certains cas, ces difficultés peuvent également prendre la forme de comportements discriminatoires, liés par exemple aux croyances, à l’orientation sexuelle, à l’origine ou à d’autres caractéristiques personnelles. Ces attitudes, même lorsqu’elles semblent banalisées, peuvent avoir des conséquences importantes sur le bien-être et la motivation des professionnels concernés.
Ce constat souligne un paradoxe : l’école cherche à être inclusive pour les élèves, mais elle doit aussi veiller à l’être pour tous les professionnels qui y travaillent.
Reconnaître le rôle des AESH, valoriser leurs compétences et promouvoir un climat de respect et de coopération est essentiel pour construire une école réellement inclusive, pour les élèves comme pour les professionnels.
AESH : comment prévenir et faire reculer les comportements hostiles
Les Accompagnants d’Élèves en Situation de Handicap (AESH) occupent une place essentielle dans l’école inclusive. Ils accompagnent les élèves dans les apprentissages, facilitent la communication et soutiennent leur autonomie au quotidien. Pour que cette mission puisse être exercée dans de bonnes conditions, il est indispensable de garantir un environnement professionnel respectueux et bienveillant.
La première étape consiste à mieux reconnaître le rôle des AESH au sein des équipes éducatives. Leur travail demande des compétences relationnelles, pédagogiques et une grande capacité d’adaptation. Les intégrer pleinement dans les échanges professionnels et les projets éducatifs permet de renforcer la coopération et de valoriser leur contribution.
Il est également important de développer la sensibilisation aux discriminations et au respect des différences dans les établissements scolaires. Des temps d’échanges, de formation ou de réflexion collective peuvent aider à mieux comprendre les enjeux liés aux discriminations et à prévenir les comportements inappropriés.
Mettre en place des espaces de dialogue et d’écoute est aussi essentiel. Lorsque les professionnels peuvent exprimer leurs difficultés et être entendus, il devient plus facile de résoudre les tensions et d’améliorer le climat de travail.
Enfin, promouvoir une culture de coopération et de respect au sein des équipes éducatives est un levier important. L’inclusion ne concerne pas seulement les élèves : elle doit aussi s’appliquer aux relations entre les professionnels.
En valorisant le rôle des AESH, en renforçant la sensibilisation et en favorisant un climat de confiance, l’école peut progresser vers un environnement de travail plus respectueux, plus équitable et réellement inclusif pour tous.
AESH : pourquoi certaines écoles les considèrent comme des professionnelles… et d'autres les traitent encore comme des invisibles ?
Il suffit parfois de changer d'école pour changer complètement de métier.
Dans un établissement, une AESH est accueillie comme une collègue. Elle participe aux réunions, échange avec les enseignants, son avis est écouté, ses observations sont prises en compte. Elle fait partie de l'équipe.
Quelques kilomètres plus loin, une autre AESH vit une réalité totalement différente. Elle n'est pas invitée aux réunions. Elle découvre les informations importantes au dernier moment. On lui demande d'exécuter des consignes sans explication. Parfois même, elle doit justifier sa présence dans la classe.
Pourtant, ces deux professionnelles exercent exactement le même métier.
Alors, pourquoi une telle différence ?
Le récent rapport de l'Inspection générale de l'Éducation, du Sport et de la Recherche apporte un éclairage particulièrement intéressant. Derrière les questions de statut, de rémunération ou de conditions de travail, il met en évidence une autre réalité, plus discrète mais tout aussi essentielle : la manière dont les AESH sont considérées par les équipes éducatives.
Car la qualité de l'inclusion ne dépend pas seulement des moyens accordés. Elle dépend aussi du regard porté sur celles et ceux qui accompagnent quotidiennement les élèves en situation de handicap.
Deux écoles, deux visions du même métier
À la lecture des témoignages recueillis dans le rapport, une évidence s'impose.
Certaines écoles ont compris que l'inclusion est un travail d'équipe.
Dans ces établissements, les AESH ne sont pas de simples exécutantes. Elles sont accueillies, intégrées, informées et associées aux décisions qui concernent les élèves qu'elles accompagnent. Les enseignants savent qu'elles apportent une connaissance précieuse du quotidien de l'enfant et que leurs observations complètent utilement leur propre regard.
Le climat de travail est serein, chacun connaît son rôle et les échanges sont naturels.
À l'inverse, d'autres établissements semblent encore fonctionner selon une logique beaucoup plus verticale.
Les AESH racontent qu'elles restent à la porte des réunions, qu'elles ne sont pas consultées, qu'elles apprennent les changements au dernier moment ou qu'elles ont parfois le sentiment d'être tolérées plus qu'accueillies.
L'un des témoignages rapportés par la mission est particulièrement révélateur. Une AESH explique qu'une enseignante lui a barré l'entrée de la classe en lui demandant quel diplôme elle possédait pour accompagner un élève en mathématiques.
D'autres résument leur quotidien avec une phrase qui interpelle :
« Quand on est AESH, on devient invisible, personne ne s'intéresse à nous, on nous infantilise. »
Ces mots ne traduisent pas seulement une souffrance individuelle. Ils interrogent notre conception même de l'école inclusive.
Le véritable problème n'est pas le métier d'AESH
On pourrait croire que ces situations sont dues à quelques comportements isolés.
Le rapport montre pourtant autre chose.
Les établissements dans lesquels les AESH trouvent naturellement leur place sont souvent ceux où la coopération fait partie de la culture professionnelle. La direction encourage les échanges, les enseignants travaillent ensemble et chacun connaît les missions des autres.
À l'inverse, lorsque les difficultés apparaissent, elles sont souvent le symptôme d'une organisation qui laisse peu de place au travail collectif.
L'AESH devient alors une professionnelle "à côté" de l'équipe plutôt qu'une professionnelle "dans" l'équipe.
Ce n'est donc pas une question de bonne ou de mauvaise volonté.
C'est une question de culture.
Une méconnaissance persistante du métier
Le rapport met également en évidence un paradoxe.
Les AESH sont aujourd'hui des actrices incontournables de l'école inclusive. Elles accompagnent des milliers d'élèves, observent leurs progrès, gèrent parfois des situations très complexes et développent au fil des années une véritable expertise de terrain.
Pourtant, leurs compétences restent encore insuffisamment reconnues.
Parce que leur métier repose en grande partie sur la relation humaine, certains continuent de penser qu'il suffit d'être bienveillant pour l'exercer.
C'est oublier que l'accompagnement d'un élève en situation de handicap mobilise des compétences fines : observation, adaptation, communication, gestion des comportements, coopération avec les familles et les équipes, connaissance des besoins particuliers...
Autant de compétences professionnelles qui méritent d'être reconnues.
Les établissements qui réussissent montrent que c'est possible
La bonne nouvelle, c'est que les solutions existent déjà.
Elles ne demandent pas toujours davantage de moyens.
Les écoles dans lesquelles les AESH se sentent respectées ont souvent adopté des pratiques simples.
Elles accueillent les AESH dès leur arrivée.
Elles les présentent à l'équipe.
Elles organisent des temps de préparation avec les enseignants.
Elles les invitent aux réunions concernant les élèves accompagnés.
Elles reconnaissent la valeur de leurs observations.
Elles prennent le temps de construire une véritable coopération.
Autrement dit, elles considèrent les AESH comme des professionnelles.
Et cela change tout.
Faire évoluer les comportements est l'affaire de tous
Bien sûr, les évolutions nationales sur le statut, la rémunération ou la formation restent indispensables.
Mais elles ne suffiront pas à elles seules.
Le respect ne se décrète pas dans un texte réglementaire.
Il se construit chaque jour dans les écoles.
Il commence lorsqu'une direction affirme clairement que les AESH font partie de l'équipe.
Il grandit lorsque les enseignants prennent le temps d'échanger avec elles.
Il se renforce lorsque chacun reconnaît les compétences de l'autre sans chercher à établir une hiérarchie entre les métiers.
L'école inclusive n'est pas une addition de professionnels qui travaillent chacun de leur côté.
C'est une équipe qui poursuit un objectif commun : permettre à chaque élève de trouver sa place.
Et si la vraie question était celle-ci ?
Finalement, le rapport de l'Inspection générale nous invite à dépasser la seule question des AESH.
Il nous pousse à nous interroger sur la manière dont nous travaillons ensemble.
Une école qui respecte ses AESH est souvent une école où la coopération est naturelle, où chacun connaît sa place et où les compétences de tous sont reconnues.
À l'inverse, lorsqu'une AESH est ignorée, dévalorisée ou tenue à l'écart, c'est rarement un problème individuel. C'est le révélateur d'un fonctionnement collectif qui mérite d'être interrogé.
Car une école inclusive ne se juge pas uniquement au nombre d'élèves qu'elle accueille.
Elle se reconnaît aussi à la manière dont elle accueille les professionnels qui rendent cette inclusion possible.
Le respect des AESH n'est pas une faveur que l'on accorde.
C'est une exigence professionnelle.
Et, surtout, c'est une condition indispensable pour offrir aux élèves en situation de handicap l'accompagnement de qualité qu'ils sont en droit d'attendre.

AESH : des professionnels indispensables, mais encore trop peu reconnus dans l'école inclusive
Derrière chaque réussite d'un élève, un professionnel souvent oublié
Chaque matin, partout en France, plus de 130 000 Accompagnants des Élèves en Situation de Handicap (AESH) franchissent les portes des écoles, collèges et lycées avec une même mission : permettre aux élèves en situation de handicap d'apprendre, de participer à la vie de la classe et de construire progressivement leur autonomie.
Ils accompagnent des enfants présentant des troubles du spectre de l'autisme, des déficiences motrices, sensorielles, intellectuelles ou des troubles du neurodéveloppement. Ils les aident à accéder aux apprentissages, à communiquer, à s'organiser, à se déplacer ou encore à interagir avec les autres élèves.

Peut-on construire une école inclusive en laissant de côté ceux qui la rendent possible ?
Depuis plusieurs années, l'Éducation nationale affirme une ambition claire : construire une école réellement inclusive, capable d'accueillir chaque élève, quelles que soient ses difficultés ou sa situation de handicap.
Cette ambition est nécessaire.
Elle est même devenue un principe fondamental de notre système éducatif.
Mais une question dérangeante mérite aujourd'hui d'être posée :
Peut-on réellement construire une école inclusive lorsque les professionnels qui portent cette inclusion au quotidien disent eux-mêmes ne pas se sentir pleinement reconnus au sein de cette école ?
Car derrière les discours institutionnels, derrière les annonces et derrière les chiffres de recrutement d'AESH, une réalité demeure : ceux qui accompagnent les élèves en situation de handicap expriment un profond malaise.
Et ce malaise n'est pas marginal.
Mon regard sur l'école inclusive : respecter les AESH, c'est aussi respecter les élèves accompagnés.
Parler d'école inclusive, ce n'est pas seulement parler de dispositifs, de textes officiels ou de chiffres.
C'est parler d'humains.
C'est parler d'élèves qui veulent apprendre, progresser et trouver leur place dans l'école.
C'est parler aussi des professionnels qui les accompagnent au quotidien, notamment les AESH, dont le rôle est devenu indispensable pour permettre à de nombreux élèves en situation de handicap de vivre pleinement leur scolarité.
Si je tiens aujourd'hui à parler du respect des AESH, c'est parce que je suis convaincu d'une chose : le respect que l'on accorde aux AESH est directement lié au respect que l'on accorde aux élèves en situation de handicap.
Mon expérience personnelle de l'inclusion
Je ne parle pas de ce sujet uniquement à travers des rapports ou des statistiques.
Je parle aussi à partir de mon propre vécu.
Je suis moi-même en situation de handicap et je suis en fauteuil roulant.
Durant une partie de mes études supérieures, j'ai eu besoin d'un accompagnement par un AVS afin de pouvoir suivre mes cours dans de bonnes conditions, notamment pour la prise de notes et certains aspects pratiques liés à ma scolarité.
Cet accompagnement a représenté une aide importante dans mon parcours.
Il m'a permis de poursuivre mes études avec davantage d'autonomie et de pouvoir me concentrer sur mes apprentissages.
À travers cette expérience, j'ai compris une chose essentielle : derrière chaque accompagnement, il y a une relation humaine.
La qualité de cette relation peut avoir un impact considérable sur la réussite d'un élève.
Le bien-être des AESH n'est pas une question secondaire
Aujourd'hui, lorsque l'on parle d'inclusion scolaire, on pense naturellement au bien-être des élèves en situation de handicap.
C'est évidemment essentiel.
Mais on oublie parfois que les personnes qui rendent cette inclusion possible ont elles aussi besoin d'être respectées, considérées et soutenues.
Je connais des situations où des AESH rencontrent des difficultés importantes dans leur établissement.
Des problèmes de communication, un manque de reconnaissance, des tensions avec certains membres de la communauté éducative peuvent progressivement créer un climat difficile.
Dans ces conditions, certains AESH peuvent ressentir une véritable pression mentale.
Ils peuvent perdre confiance, se sentir isolés ou avoir le sentiment de ne pas être considérés comme de véritables membres de l'équipe éducative.
Or, cela pose une question fondamentale :
Comment demander à un professionnel d'accompagner sereinement un élève lorsqu'il exerce lui-même son métier dans un environnement où il ne se sent pas bien ?
Le bien-être des accompagnants influence directement celui des élèves
Un AESH qui travaille dans un climat de confiance sera plus disponible, plus serein et plus efficace dans son accompagnement.
À l'inverse, un AESH qui subit une pression permanente ou qui se sent rejeté risque forcément d'être fragilisé dans son travail.
Cela ne signifie évidemment pas qu'un AESH qui rencontre des difficultés ne fait pas correctement son métier.
Mais il est évident que les conditions de travail influencent la manière dont chacun peut exercer ses missions.
Un professionnel reconnu est un professionnel qui peut davantage donner le meilleur de lui-même.
Et au final, ce sont les élèves qui en bénéficient.
Car l'objectif n'est pas seulement que l'AESH soit présent auprès de l'élève.
L'objectif est qu'il puisse réellement l'accompagner dans les meilleures conditions possibles.
L'inclusion est une chaîne où chaque maillon compte
L'école inclusive repose sur un équilibre.
L'élève en situation de handicap doit être accompagné.
L'enseignant doit être soutenu.
L'AESH doit être reconnu.
Les familles doivent être entendues.
Les professionnels médico-sociaux doivent pouvoir coopérer avec l'école.
Chaque acteur a une place.
Si l'un des maillons de cette chaîne est fragilisé, c'est l'ensemble du fonctionnement qui peut être affecté.
C'est pourquoi défendre le respect des AESH ne revient pas à détourner l'attention des élèves.
Au contraire.
C'est défendre les conditions nécessaires pour que ces élèves puissent bénéficier d'un accompagnement de qualité.
Construire une inclusion plus humaine
L'école inclusive ne pourra pas être pleinement réussie uniquement avec des moyens supplémentaires ou des changements administratifs.
Elle a besoin d'une véritable culture de coopération.
Une coopération où chaque professionnel est reconnu pour ses compétences.
Une coopération où les difficultés peuvent être exprimées sans créer de tensions.
Une coopération où chacun comprend que nous poursuivons tous le même objectif : permettre aux élèves de trouver leur place et de réussir.
Respecter les AESH, ce n'est donc pas seulement respecter des professionnels.
C'est aussi respecter les élèves qu'ils accompagnent.
Car une école qui prend soin de ceux qui accompagnent les élèves est une école qui donne davantage de chances aux élèves de réussir leur inclusion.
Au fond, l'inclusion fonctionne comme un cercle vertueux :
mieux les AESH sont considérés, mieux ils peuvent accompagner les élèves ; mieux ils accompagnent les élèves, plus l'école devient réellement inclusive.
L'enjeu n'est donc pas seulement de faire entrer les élèves en situation de handicap dans l'école.
L'enjeu est de construire une école où chaque personne qui participe à cette inclusion trouve sa place, est écoutée et est respectée.
Christian BEARD
Hop’Toys : une ressource utile pour les AESH, les enseignants et les familles
Dans le domaine de l’inclusion scolaire, il est parfois difficile de savoir vers quelles ressources se tourner pour trouver du matériel réellement adapté aux besoins des enfants. Que ce soit pour accompagner un élève autiste, un enfant ayant des troubles de l’attention, des difficultés motrices ou des difficultés à gérer ses émotions, certains outils peuvent pourtant faire une grande différence dans le quotidien scolaire.
Parmi les plateformes spécialisées les plus connues, Hop'Toys, propose une grande variété de matériels éducatifs, sensoriels et ergonomiques pensés pour favoriser l’autonomie, le bien-être et l’apprentissage des enfants ayant des besoins spécifiques.
Méthode Snoezelen : de quoi parle t-on ?
Expérience visant à stimuler l’ensemble de nos sens de manière ludique, la méthode Snoezelen connaît un intérêt croissant auprès des structures accueillant des personnes âgées. Des origines du concept à sa philosophie en passant par la liste du matériel utilisé, découvrez tout ce qu’il faut savoir sur cette approche sensorielle atypique.
la méthode Snoezelen a pour unique ambition d'accorder un instant de bien-être et d'apaisement dans un lieu spécialement aménagé pour l'occasion.
Apparue dans les années 1970 sous l’impulsion de deux jeunes hollandais exerçant en tant qu'éducateurs spécialisés, la démarche Snoezelen a connu un vif intérêt aux Pays-Bas, en Belgique et en Australie. Il a fallu attendre les années 1990 pour voir la France s’emparer à son tour de cette méthode non médicamenteuse.

Les méthodes PECS et Makaton : des outils pour mieux communiquer
Les méthodes PECS et Makaton sont utilisées pour aider les enfants ayant des difficultés de communication, notamment les enfants autistes ou présentant des troubles du langage.
Le PECS : communiquer avec des images
Le PECS (Picture Exchange Communication System) est un système basé sur l’échange d’images.
L’enfant apprend à montrer ou donner une image pour exprimer un besoin, une envie ou une activité.
Petit à petit, il peut :
- faire des demandes ;
- construire des phrases simples ;
- répondre à des questions ;
- apprendre des notions comme les couleurs, les formes ou les routines.
Le PECS aide à développer la communication tout en encourageant progressivement le langage oral.
Le Makaton : parole, gestes et pictogrammes
Le Makaton associe :
- la parole ;
- les gestes ;
- et les pictogrammes.
Cette méthode aide l’enfant à mieux comprendre les mots et à s’exprimer plus facilement.
Le Makaton permet :
- de faciliter la communication ;
- d’encourager le langage oral ;
- de mieux comprendre les consignes ;
- et de réduire les difficultés d’expression.
Pourquoi ces méthodes sont importantes ?
Le PECS et le Makaton permettent de :
- réduire la frustration ;
- favoriser l’autonomie ;
- améliorer les échanges avec les autres ;
- et faciliter l’inclusion à l’école et dans la vie quotidienne.
Ces outils sont aujourd’hui très utiles pour les familles, les AESH, les enseignants et les professionnels accompagnant des enfants ayant des besoins spécifiques.
PECS et Makaton – Cabinet de psychologie Spécialisé Dans le Trouble du Spectre de l'Autisme (TSA)
Comment demander une AESH et du matériel adapté pour un enfant auprès de la MDPH
Guide simple pour les parents
Lorsqu’un enfant en situation de handicap rencontre des difficultés à l’école, il est possible de demander une aide humaine (AESH) ou du matériel adapté pour l’aider dans ses apprentissages et dans la vie scolaire.
Cette demande se fait auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH).
Voici un guide simple pour comprendre comment faire la demande, qui étudie le dossier et combien de temps cela peut prendre.
1. Faire un dossier auprès de la MDPH
La première étape consiste à remplir un dossier de demande auprès de la MDPH de votre département.
Ce dossier permet d’expliquer :
-
les difficultés de l’enfant
-
ses besoins à l’école
-
les aides nécessaires pour faciliter sa scolarité
Le dossier contient généralement :
Le formulaire de demande
C’est le document principal où les parents expliquent :
-
la situation de l’enfant
-
ses difficultés au quotidien
-
ses besoins à l’école
Le certificat médical
Un médecin remplit un certificat médical détaillé qui décrit :
-
le handicap ou les troubles
-
les difficultés rencontrées
-
les besoins spécifiques de l’enfant
Le projet de vie
Les parents peuvent écrire un projet de vie.
C’est un texte qui explique :
-
les besoins de l’enfant
-
ce qui est difficile pour lui à l’école
-
pourquoi certaines aides sont nécessaires
Les documents scolaires
L’école peut aussi transmettre :
-
des bilans scolaires
-
des observations de l’enseignant
-
des bilans de professionnels (orthophoniste, psychologue, ergothérapeute…)
Ces documents permettent de mieux comprendre les besoins de l’enfant.

Anticiper les démarches MDPH pour éviter les retards d’accompagnement scolaire
Obtenir une aide pour un enfant en situation de handicap à l’école, comme une AESH ou du matériel adapté, passe souvent par une demande auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH).
Cependant, le délai de traitement d’un dossier est généralement de 4 à 6 mois. Or, une année scolaire dure environ 10 mois. Cela signifie que si la demande est faite trop tard, l’aide risque d’arriver plusieurs mois après la rentrée scolaire.
Pour éviter ces situations, il est important d’anticiper les démarches. Voici plusieurs solutions simples pour faciliter et accélérer la mise en place des aides nécessaires.
Explication de l'Ulis
L’ULIS (Unité Localisée pour l’Inclusion Scolaire) est un dispositif mis en place dans les écoles, collèges et lycées pour permettre aux élèves en situation de handicap de suivre une scolarité adaptée, tout en étant inclus dans un établissement ordinaire.
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🎯 À quoi sert une ULIS ?
L’ULIS a pour objectif principal de favoriser l’inclusion scolaire des élèves qui ont des besoins particuliers.
Elle permet de :
-
proposer un accompagnement adapté
-
respecter le rythme de l’élève
-
développer l’autonomie
-
permettre une participation à la vie de l’école
👉 L’idée n’est pas de mettre l’élève à part, mais de lui permettre de trouver sa place dans un cadre adapté et sécurisant.
L’Équipe de Suivi de la Scolarisation (ESS) : un pilier de l’école inclusive
Quand un enfant en situation de handicap est scolarisé, il ne suffit pas seulement de mettre en place des aides. Il est aussi essentiel de suivre régulièrement sa scolarité pour s’assurer que tout fonctionne bien et que ses besoins évoluent correctement.
C’est justement le rôle de l’Équipe de Suivi de la Scolarisation (ESS).
👥 Qui compose l’ESS ?
L’ESS regroupe plusieurs personnes autour de l’élève :
- les parents (ou responsables légaux)
- l’enseignant de la classe
- l’enseignant référent (qui coordonne la réunion)
- l’AESH (si l’élève en a une)
- les professionnels de santé (orthophoniste, psychologue…) si nécessaire
- d’autres membres de l’équipe éducative
👉 Chaque personne apporte son regard pour mieux comprendre les besoins de l’élève.
🎯 À quoi sert l’ESS ?
L’ESS a pour mission principale de suivre la scolarité de l’élève et de vérifier que les aides mises en place sont adaptées.
Elle permet de :
- faire le point sur les progrès de l’élève
- identifier les difficultés rencontrées
- ajuster les aménagements si nécessaire
- proposer des évolutions dans le parcours scolaire
👉 L’objectif est simple : adapter en continu la scolarité aux besoins de l’élève.
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Programme Personnalisé de Réussite Educative (PPRE)
Le programme personnalisé de réussite éducative (PPRE) est un plan d'actions pouvant être mis en place quand votre enfant rencontre des difficultés d'apprentissage dans sa scolarité. L'objectif du PPRE est d'accompagner votre enfant individuellement pour l'aider à maîtriser le niveau suffisant du socle de connaissances et de compétences. Nous vous présentons les informations à connaître.
Le PPRE est un plan d'actions individualisées. Il est mis en place quand l'équipe éducative détecte chez votre enfant des difficultés risquant de le gêner dans sa scolarité.
Il prévoit des actions pour aider votre enfant à acquérir des connaissances et des compétences précises.
Le PPRE prévoit également un mode d'évaluation des progrès de votre enfant.
Il se concentre essentiellement sur le français et les mathématiques. Si votre enfant est au collège, le PPRE peut également concerner la 1re langue vivante.
L'objectif du PPRE est de permettre à votre enfant de maîtriser le niveau suffisant du socle commun de connaissances et de compétences.

Le GEVASCO : comprendre à quoi il sert et comment le remplir simplement
Le GEVASCO est un document essentiel dans le parcours scolaire d’un élève en situation de handicap. Pourtant, il est souvent mal compris ou perçu comme compliqué.
Voici un guide clair et détaillé, avec des mots simples, pour comprendre son rôle et comment le remplir efficacement.

Comment la Charte Romain Jacob pourrait améliorer l’inclusion scolaire
La Charte Romain Jacob peut également trouver sa place dans le milieu scolaire, notamment comme outil de sensibilisation aux besoins et aux droits des personnes en situation de handicap en matière de santé. Même si cette charte n’est pas spécifiquement un dispositif scolaire, les principes qu’elle défend peuvent être particulièrement pertinents lorsqu’ils sont appliqués à l’accompagnement des élèves en situation de handicap.
L’un des premiers intérêts de la Charte concerne l’accès aux soins. Les personnes en situation de handicap peuvent parfois rencontrer des difficultés pour accéder aux professionnels de santé, comprendre les informations qui leur sont transmises ou encore faire prendre en compte leurs besoins spécifiques. Dans le cas d’un élève, ces difficultés peuvent avoir des conséquences sur sa scolarité. Un problème de santé mal pris en charge ou une difficulté à accéder aux soins nécessaires peut, par exemple, entraîner des absences répétées, une fatigue importante ou des difficultés à suivre les apprentissages. À l’inverse, une meilleure prise en compte des besoins de santé peut contribuer à favoriser une présence plus régulière à l’école et une meilleure continuité dans les apprentissages.
La sensibilisation des personnes qui accompagnent les élèves constitue également un aspect important. Les enseignants, accompagnants d’élèves en situation de handicap, personnels de vie scolaire, personnels de direction ou encore professionnels intervenant auprès des élèves peuvent être confrontés à des situations dans lesquelles ils doivent prendre en compte des besoins de santé particuliers. Une meilleure sensibilisation au handicap et aux enjeux liés à l’accès aux soins peut leur permettre de mieux comprendre certaines situations, d’adapter leur accompagnement et de savoir davantage vers qui se tourner lorsqu’une difficulté survient.
Cette sensibilisation peut également favoriser une meilleure coordination entre les différents professionnels qui interviennent auprès de l’élève. Le suivi d’un élève en situation de handicap peut en effet mobiliser plusieurs acteurs : professionnels de santé, professionnels médico-sociaux, enseignants, accompagnants et famille. Lorsque ces différents acteurs communiquent et travaillent davantage en complémentarité, il peut être plus facile d’identifier les besoins de l’élève et de mettre en place un accompagnement cohérent. La Charte peut ainsi servir de support commun pour rappeler l’importance d’une approche centrée sur la personne, de l’écoute de ses besoins et d’une prise en compte de sa situation dans sa globalité.
Cette coordination est particulièrement importante lorsqu’un problème de santé a des répercussions sur la scolarité. Un professionnel de santé peut, par exemple, apporter des informations permettant de mieux comprendre certaines difficultés rencontrées par l’élève, tandis que les professionnels éducatifs peuvent transmettre des éléments concernant son quotidien et son fonctionnement dans le cadre scolaire. Dans le respect du secret professionnel, de la confidentialité et des droits de la personne, ces échanges peuvent contribuer à adapter l’accompagnement et à éviter que les difficultés de santé ne deviennent un obstacle supplémentaire aux apprentissages.
La Charte Romain Jacob peut donc avoir un intérêt dans le cadre scolaire non pas comme une obligation supplémentaire, mais comme un outil de sensibilisation et de réflexion. Elle permet de rappeler que l’accompagnement d’un élève en situation de handicap ne doit pas se limiter à ses apprentissages scolaires, mais doit également prendre en compte sa santé, son bien-être, son autonomie et son accès aux soins.
En mettant davantage en avant ces principes, les établissements peuvent contribuer à créer un environnement dans lequel les élèves en situation de handicap sont mieux compris et mieux accompagnés. Une meilleure sensibilisation des professionnels, une coordination renforcée entre les différents intervenants et une attention particulière portée à l’accès aux soins peuvent ainsi participer à favoriser une scolarité plus inclusive et plus adaptée aux besoins de chaque élève.
Association dys
J’ai également intégré à ma plateforme les liens des différentes associations DYS présentes en France afin de permettre aux familles, aux élèves et aux professionnels d’accéder plus facilement à des ressources, des conseils et des structures spécialisées. L’objectif est de centraliser des informations utiles et de faciliter l’accompagnement des personnes concernées par les troubles DYS.
Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS) : C'est quoi ?
Les pôles d’appui à la scolarité on été créer en 2024 et constituent un service rendu aux élèves présentant des besoins éducatifs particuliers et leurs responsables légaux, en même temps qu’une organisation qui vient en appui des communautés éducatives, dans une logique d’accessibilité universelle.
Ces pôles ont pour objectif de proposer des réponses de première intention, rapides et adaptées. L’objectif du PAS consiste à apporter aide et soutien à tout élève qui rencontre une difficulté dans les apprentissages ou son parcours scolaire. Les ressources médico-sociales mobilisées dans le cadre du PAS contribuent notamment à soutenir les élèves dont la situation est susceptible de présenter ou d’évoluer vers une situation de handicap.

École inclusive : comment un psychologue peut-il répondre aux besoins de 1 600 élèves ?
En tant que personne en situation de handicap, l’inclusion scolaire est un sujet qui me tient particulièrement à cœur.
Sur ma plateforme, j’ai choisi de parler du handicap autour de trois grands axes : le sport-santé, l’inclusion scolaire et le logement adapté. Trois domaines différents, mais qui ont finalement un point commun : permettre à chacun de vivre, d’apprendre, de pratiquer et de se construire dans un environnement réellement adapté à ses besoins.
C’est dans cette réflexion que je me suis posé une question très simple :
PSYEN : Psychologue de l'éducation nationale
Logement et handicap : des obstacles encore trop présents
Trouver un logement adapté reste aujourd’hui une difficulté importante pour de nombreuses personnes en situation de handicap. Entre le manque de logements réellement accessibles, les loyers souvent élevés et le peu d’informations précises dans les annonces immobilières, la recherche peut rapidement devenir un véritable parcours du combattant. De nombreux logements présentés comme “adaptés” ne répondent pas toujours aux besoins du quotidien. Accès sans marches, ascenseur, largeur des portes, salle de bain aménagée ou circulation dans les pièces : certains détails peuvent fortement impacter l’autonomie et le confort des occupants.
Le coût représente également un frein majeur. Les logements accessibles sont souvent plus rares et donc plus chers, ce qui complique davantage l’accès à un habitat adapté, notamment pour les personnes disposant de revenus modestes. Mais les difficultés ne s’arrêtent pas une fois le logement trouvé. L’aménagement intérieur peut rapidement devenir problématique lorsque certains équipements ne sont pas pensés pour tous les usages. Une cuisine difficile d’accès, des rangements inadaptés ou une salle de bain peu fonctionnelle peuvent limiter l’autonomie au quotidien.
Améliorer l’accessibilité des logements et proposer des informations plus transparentes dans les annonces devient aujourd’hui essentiel. L’objectif est de permettre à chacun de vivre dans un environnement confortable, sécurisé et réellement adapté à ses besoins.

L’importance de logements accessibles pour tous
Pouvoir vivre dans un logement confortable, sécurisé et adapté à ses besoins est essentiel pour le bien-être et l’autonomie de chacun. Pourtant, l’accessibilité dans l’habitat ne concerne pas uniquement les personnes en situation de handicap : elle améliore le quotidien de tous, quel que soit l’âge ou la situation. Un logement accessible permet de se déplacer plus facilement, d’utiliser les différents espaces sans difficulté et de gagner en confort au quotidien. Des aménagements simples comme des passages plus larges, une salle de bain fonctionnelle, des accès sans obstacles ou des équipements faciles à utiliser peuvent faire une réelle différence dans la vie des occupants.
L’accessibilité joue également un rôle important en matière de sécurité. Un habitat bien pensé limite les risques de chutes, facilite les déplacements et permet d’effectuer les tâches du quotidien de manière plus sereine. Cela contribue à préserver l’autonomie des personnes et à leur offrir un cadre de vie plus rassurant. Au-delà du confort, des logements adaptés favorisent aussi l’inclusion et l’égalité. Chacun devrait pouvoir vivre dans un environnement qui répond réellement à ses besoins, sans rencontrer de difficultés liées à l’aménagement de son habitat.
Développer des logements plus accessibles, c’est donc améliorer la qualité de vie de tous et construire des espaces de vie pensés pour le confort, la sécurité et l’autonomie de chacun.
Des adaptations essentielles pour un logement plus accessible
Adapter un logement permet d’améliorer le confort, la sécurité et l’autonomie des personnes ayant des besoins spécifiques. Ces aménagements peuvent être simples à mettre en place, mais avoir un impact important sur le quotidien.
Pour les personnes avec un handicap physique, certains équipements facilitent les déplacements et les gestes du quotidien. Les barres d’appui dans la salle de bain, les meubles réglables ou sur roulettes, ainsi que les poignées de porte à levier permettent de gagner en autonomie et de limiter les efforts physiques. Les nouvelles technologies apportent également des solutions pratiques, comme les ampoules, volets ou interrupteurs commandés à la voix, qui rendent l’habitat plus facile à utiliser au quotidien. Pour les personnes avec un handicap cognitif, l’aménagement du logement repose davantage sur la simplicité et l’organisation de l’environnement. L’utilisation d’étiquettes ou de pictogrammes aide à repérer plus facilement les objets et les espaces. Un éclairage doux et homogène peut aussi réduire la fatigue mentale et créer un environnement plus apaisant.
Les outils numériques peuvent également jouer un rôle important. Certaines applications permettent de planifier les tâches domestiques, d’organiser les routines ou de recevoir des rappels, ce qui facilite le quotidien et réduit la charge cognitive. Adapter un logement pour une personne en situation de handicap ne nécessite pas forcément de grands moyens financiers, mais surtout de la réflexion, de l’écoute et de la bienveillance. Des gestes simples, des outils accessibles et un environnement pensé pour l’autonomie peuvent transformer le quotidien et rendre la vie plus sereine, confortable et sécurisée.
Mettre en place ces adaptations contribue ainsi à créer des logements plus inclusifs, pensés pour répondre aux besoins de chacun tout en favorisant l’autonomie et le bien-être au quotidien.
Galerie afin de visualiser l'appartement bien aménager
Plan aménagement d'appartement au rez-de-chaussée et au premier étage

Sensibilisations
La sensibilisation au handicap et à l’accessibilité représente une étape essentielle pour construire une société plus inclusive, humaine et adaptée à tous. Comprendre les difficultés rencontrées au quotidien par les personnes en situation de handicap permet de changer le regard porté sur l’accessibilité et de mieux prendre en compte les besoins réels de chacun. À travers cette présentation, l’objectif est de montrer que de simples actions, de l’écoute et une meilleure compréhension peuvent contribuer à créer des logements, plus accessibles, confortables et respectueux de l’autonomie de tous.

Application permettant de visualiser l’accessibilité des appartements
Un logement adapté, c’est aussi une porte ouverte sur l’extérieur
Quand on parle de logement adapté aux personnes en situation de handicap ou aux personnes âgées, on pense souvent d’abord à l’accessibilité à l’intérieur du logement : une salle de bain adaptée, des espaces suffisamment larges pour circuler, un logement sans obstacles ou encore des équipements permettant de vivre plus facilement au quotidien.
Mais l’adaptation du logement ne devrait pas s’arrêter à la porte d’entrée.